Il courrait depuis un bon quart d'heure et les émotions se bousculaient dans sa tête.
Tout allait si vite.
Il était complètement anéanti et trouillard comme il est, il lui était difficile de supporter cette guerre qui commençait juste.
Il avait entendu parler du massacre de plusieurs camarades de classe et il voulait vérifier s'il lui restait encore quelques amis en vie.
A à peine 14 ans, il se laissait peut-être envahir par ses peurs mais il savait se faire de bons amis. Des amis chers qui étaient sûrement déjà morts.
Il arrivait sur la place, vide, la neige commençait à tomber et il avait froid. Les ruines autour de lui lui fit monter l'adrénaline, il se sentait si seul et apeuré.
Puis il entend des cris.
Des cris qu'il connaissait si bien mais qui ne le rassura pas.
Il couru pour rejoindre le lieu d'où venaient ces cris et lorsqu'il aperçut des robots il s'arrêta net. Il n'avait jamais vu de telles machines ici et ils ne ressemblaient pas aux jouets de 30 cm qui se vendaient comme des petits pains. Ceux là mesuraient plus de 3 m et ils étaient bien armés. Sorel vit ses amis face aux robots qui les fusillaient un par un.
Tremblant de peur, il se cacha dans un coin de rue sombre à attendre que ça passe, que les choses se calment un peu.
Il pleurait.
Pour ses parents. Ses amis qu'il venait de voir mourir. Et ce monde qui disparaissait sous les cendres.
A force de fatigue et d'émotions, Sorel s'endormit.
